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A tes échecs, tu diras merci !

A tes échecs, tu diras merci !

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Quoi de plus dur, de plus difficile que le mot échec. Quoi de plus blessant que de s’avouer que l’on a échoué et pourtant avec du recul, quoi de plus important qu’un échec. On dit souvent que peu importe le chemin, ce qui est primordial c’est le résultat au bout. Je trouve qu’il n’y a pas phrase qui soit aussi fausse que celle-ci. Et résumer l’échec à un simple résultat l’est encore plus. Derrière une tentative qui n’a pas porté ses fruits comme on l’aurait désiré, il y a tout un chemin, un chemin que l’on a construit d’espoir, d’essais, d’introspection, d’hésitation, de courage, de peur, mais un chemin qui nous a bien plus appris sur nous-mêmes que l’issue en soit. On essaie toujours d’être parfait, de tout réussir du premier coup : les études, le travail, les relations amicales, amoureuses, familiales car on est dans un monde où l’on voit constamment mieux que nous. Que ce soit sur les réseaux ou à la télé, dans les livres, les séries ou les films; ou même dans notre entourage. On veut que tout s’achève en réussite parfaite alors qu’il n’y a rien de plus superficielles, de plus éphémères que le sentiment de satisfaction procurée par une réussite.

Quand on y pense bien, ce sont les histoires bancales, les plus aventureuses, les plus saugrenues qui nous animent lorsqu’on les entend ou qu’on les raconte sont les histoires où on peut le mieux s’identifier car on connaît les failles de l’autre et comment il a pu les surmonter. Le fait que le résultat soit bon ou mauvais importe peu à la fin. C’est l’année où l’on travaille comme un acharné ou non pour le brevet, le bac, le permis, les études supérieures, les concours qui nous remplissent la tête d’expériences et de souvenirs. Pas nécessairement le moment où on en a le résultat. 

Parfois, il faut juste voir les choses différemment

Ne vous êtes-vous jamais dit en ayant un concours quel qu’il soit encore une fois  le brevet, le bac, le permis et autres : ah ! je l’ai c’est trop cool. Ben voilà. Quelques jours même quelques heures après vous dire c’est tout ? Est-ce que les réussites en soi ne sont pas aussi composées d’échecs ? Aussi petits soient-ils ? Est-ce qu’une chose que vous avez organisé même si elle réussit à la fin s’est exactement déroulée comme vous l’auriez voulu ? Est-ce que ces petites imperfections, ces micro echecs ne rendraient pas la chose encore plus belle ? 

Que vous essayez de maintes façons en sachant que vous pourriez vous prendre un mur en pleine poire à la fin mais que vous l’ayez fait quand même; ne retenez-vous pas plus de leçons sur la vie et sur vous en voyant ce qui ne marche pas ? N’est-ce pas grâce à cela que l’on trouve la force et la motivation de pousser plus loin ? De voir différemment une chose, de l’aborder complètement d’une façon nouvelle que lorsqu’elle a échoué auparavant ? Est-ce que quelque part nos échecs ne contribueraient-ils pas à forger nos réussites futures ? Est-ce que nos réussites, nos plus belles réussites ne seraient pas des échecs que l’on a apprivoisé, vécu et appris à surmonter ? Est-ce que sans nos échecs nous pourrions avancer en voyant plus clair et devenir la personne que nous aspirons à être ? 

Je crois que c’est pour cette raison que je vous souhaite, que je nous souhaite d’échouer. D’échouer encore et encore, pour devenir les plus belles, les plus assagies, les meilleures versions de nous-mêmes car nos échecs sont nos plus belles réussites.

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