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Ça fait peur de grandir

Ça fait peur de grandir

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Une réponse que j’entends souvent de la part de mes amis ou des gens qui m’entourent quand je leur pose la question : Tu préférais quand tu étais enfant ou maintenant ? C’est qu’ils donneraient tout pour revenir à cette époque. Ils parlent de la joie pure, de la naïveté, de l’insouciance lorsqu’ils étaient petits. Que rien n’était grave, que tout était beau, que tout n’était qu’émerveillement parce que les problèmes des grands ne les touchaient pas en somme. Mais moi je n’ai jamais eu ce ressenti là, j’ai toujours adoré grandir. Bien évidemment il y a des passes plus difficiles, plus noires, plus longues que d’autres. Il y a des phases où mille questions nous assaillent soudainement et dont on ne parvient à trouver aucune réponse.

Mais c’est justement tout ce processus là que j’aime parce qu’il m’aide à forger avec beaucoup de temps, d’essais, de réussites, d’échecs et de questionnements, la personne que je suis ou que j’essaie de devenir. J’essaye le plus possible d’apprécier les responsabilités que j’accumule, les unes après les autres avec l’âge et l’expérience. J’apprends à les gérer, à les anticiper, à les contrôler en me ramassant face contre terre parfois et en apprenant à me relever de chacune de ses chutes. J’essaie constamment de regarder le monde qui m’entoure avec le plus de recul possible. Pour cela je me nourris de mon expérience mais aussi de celle de mes ami.es, de ma famille, de tous ces gens qui ont dépendamment du lien qu’ils peuvent avoir ou avoir eu dans ma vie que ce soit des rencontres de quelques secondes, de quelques années m’apportent et m’enrichissent, comprendre les préoccupations des uns, compatir pour le récit de vies des autres; toutes ces petites grandes choses qui me sont données de rencontrer au fur et à mesure que je grandis m’enlève de cette incompréhension et de cette incertitude à laquelle je faisais face plus jeune. 

Ami(e)s, loin de me léser…tu m’enrichis

Plus je grandis, plus je me sens proche humainement des gens que je croise parce que comme moi, je me rends compte en écoutant leurs histoires que nous avons tous des problèmes de famille, d’amour, d’amis, de travail, d’identité parfois. Je me sens béni de grandir à travers les yeux de cette multitude de personnes en plus des miens, d’apprendre à m’assagir, à moins réagir à chaud, envisager les choses sous le plus grand nombre d’angles possibles, j’aime me remettre en question sur des sujets qui le nécessiteront tout au long de ma vie en apprenant à ne plus avoir peur mais embrassé l’inconstance de sa recherche perpétuelle. J’apprends petit à petit à laisser plus facilement les personnes que j’aime rentrer dans ma vie et à laisser partir celles qui ne pourront plus vraiment apporter quoi que ce soit de positif. J’aime ici à choisir ce qui est essentiel dans ma vie de ce qui ne doit pas l’être tout en acceptant que parfois, je devrais faire le mauvais choix pour ensuite savoir comment faire le bon. 

Bien sûr il y aura dès fois où j’aurai peur. Il y aura dès fois où tout me submergera. Où tout me semblera sans fin et si difficile. Et en ces moments je lèverai la tête vers les autres, qui ont déjà grandi plus que moi ou qui sont en train de grandir avec moi : mes parents, mes amis ou même des inconnus parmi ce monde que je peux entendre et je me relèverai à la force de leur vécu, de leurs voix, de leurs conseils, de leur fraternité et de leur solidarité en tant qu’humain. Alors je ne dirai pas que grandir ça fait peur, je dirai plutôt que grandir ça fait moins peur quand on sait qu’on a autour de nous tout plein d’autres personnes qui grandissent aussi ou qui ont déjà grandi et avec lesquelles ont peut grandir.

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