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Et si j’échouais ?

Et si j’échouais ?

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Vous connaissez les vikings ?

Pour ceux qui ont suivi la série Vikings, il y a une qualité que possède la plupart des vikings. Ils n’ont peur de rien. Surtout leur meneur Ragnar Lodbrok. Je me suis ressasser cette série parce que depuis un moment, je ne me sens pas bien. Je traverse plusieurs émotions. L’une d’entre elles se trouve être la peur. J’ai très peur. Mais peur de quoi ?Au début je ne savais pas de quoi exactement, mais avec le temps, j’ai su mettre un nom dessus : J’ai peur d’échouer. Echouer en quoi ? En tout. Un jour je me suis réveillé et j’ai mis sur mon mur aux idées : Et si après tout ces efforts j’échouais ? J’ai la chance de côtoyer un milieu rempli de personnes très créatives. Ces personnes sont reconnues un peu partout et j’ai tendance à me demander :  « Et toi que fais-tu ? ». Pourtant ce ne sont pas les idées qui me manquent, mais c’est juste que je me bloque à chaque fois.

Quel est ton plus grand regret ?

Je suis de nature très perfectionniste. Avant de me lancer dans un projet, de m’exprimer, d’écrire, j’évalue tout au millimètre près. Je dois être impeccable. Je déteste dealer avec l’échec. Quand quelque chose n’est pas bien comme il le faut je laisse tomber ou j’attends le temps de bien la peaufiner avant de me lancer. Je me suis alors rappelé d’une phrase de Befoune : « On n’améliore pas l’inexistant ». S’il est bien vrai que par crainte d’échouer je ne me lançais pas, c’est que je ne le ferai jamais. Il existe deux sortes d’échecs auxquelles on est souvent confronté : les actions et les inactions. On peut échouer en démarrant une activité qui nous mène dans un cul-de-sac ou en ne débutant même pas. L’avantage de ce qu’on démarre c’est qu’on sait au moins ce qui n’a pas fonctionné.

Je croyais que j’allais plus regretter les actions que je menais. C’est pour ça que je ne tentais jamais. J’avais tort. A bien y réfléchir, mes plus grands regrets n’étaient pas liés aux choses que j’avais fait mais plutôt à celles que je n’ai pas fait. On regrette toujours cette opportunité que l’on n’a pas saisie, ce temps qu’on n’a pas passé en famille, cette fac à laquelle on n’est pas allé… Par ailleurs, il y a une chose que j’ai fini par comprendre. La peur de l’échec s’établit certes en premier lieu. Mais avec le temps, elle se transforme en la peur d’échouer devant qui ?

Je pense que toute la vérité est là. On a souvent peur que ce que nous faisons ne soit pas accepté par les personnes qu’on admire ou les personnes qui nous admirent. On pense que quand on se débrouille bien c’est parce qu’ils nous acceptent et nous soutiennent. J’avais fait pareil. Quand je devais créer mon blog, je voulais l’aval de mes amis. Ils devaient accepter mon idée, ce que je voulais faire sur mon blog avant que je ne me lance. Il m’arrivait même à mes débuts de leur faire lire mes textes avant de les publier.

On a toujours peur des regards de nos proches. De ce qu’ils vont dire. Je sais que c’est difficile à faire mais on ne doit pas se soucier de ce que les autres pensent. Dans la philosophie stoïcienne on nomme ce genre de pensée : les externes. C’est-à-dire que ce sont des choses hors de notre contrôle. Quoi qu’on fasse les gens auront toujours à dire. Le fait de penser à ce que vont dire les autres peut nous faire louper le coche. C’est ce qui s’est passé avec ce marchand dans L’Alchimiste de Paulo Coelho. A cause du regard des autres, de ce qu’ils allaient dire , il a voulu faire comme tout le monde en devenant un marchand pour éviter d’échouer.

Aussi faudrait-il que l’on revoit notre concept de la réussite. Echouer veut-il dire qu’on n’a pas réussi ?

L’échec est un bon moyen d’apprendre si on se concentre plus sur le processus que la finalité. Je reviens encore sur l’Alchimiste. Santiago. Je ne vais pas spoiler pour ceux qui n’ont pas encore lu mais en analysant le cheminement de Santiago, on voit que le but de son voyage n’était pas le trésor en soi. Ce fut un bonus. C’est ce parcours qu’il a fait qui était tout un enseignement puisqu’il a appris beaucoup de choses qui valaient mieux que le trésor.

J’ai compris finalement, que la peur ne me quittera jamais. Mais il faudra juste l’apprivoiser et vivre avec. Je dois mettre plus l’accent sur ce que je vais apprendre en me lançant. Si j’échoue ce n’est pas grave, au moins j’aurai appris et je ne commettrai plus jamais les mêmes erreurs. Mais si j’attends que tout soit parfait par crainte d’échouer, je n’avancerai jamais. Je ne vous dis pas de vous lancer sans réfléchir à un plan. Ça c’est de la stupidité. Ce que je veux juste dire c’est de ne pas attendre que tout soit parfait. Les plans parfaits ne survivent pas aux tests de la vie réelle.

13 réponses

  1. Merci pour ces mots. Il m’arrive aussi d’être dans ces états. Et ma foi, c’est l’une des pires sensations et le soubassement des obstacles à venir.
    Merci pour ce que vous faites, Adelphe.

  2. Merci pour ces mots. Il m’arrive aussi de me retrouver dans ces états. Et ma foi, cette peur est l’une des pires sensations et le soubassement des obstacles à l’avenir.
    L’apprivoiser, bien 😌. Merci pour ce que vous faites,Adelphe.

  3. J’ ai aimé votre approche sur ce mal qu’ est la « peur » et qui mine souvent plus la jeunesse. L’ Achimiste de Paulo choelo est un livre qui m’ a aussi beaucoup inspiré.
    Coordialement atttendant de lire plus de vous.
    Merci

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