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Être défavorisé : un atout.

Être défavorisé : un atout.

Sommaire

Mes réflexions, il y a peu de temps portaient sur les situations défavorables que l’on rencontre.

Avant d’aller plus loin, je crois qu’il serait important que je dise ce que j’entends par situations défavorables ou être défavorisé.

Avoir une situation défavorable, c’est être en désavantage par rapport à quelque chose ou quelqu’un. Un estropié a un désavantage par rapport à un valide. Un orphelin est en situation défavorable par rapport à ceux qui sont entourés. Être pauvre est une situation désavantageuse etc.

Ces situations auxquelles on est confronté, nous donnent plus d’atouts qu’on n’ose le croire. C’est juste que parfois, on n’arrive pas à les voir . Je ne suis pas entrain d’insinuer qu’il faut voir le positif partout. Non ! Dès fois, il faut accepter les choses telles qu’elles viennent. Je vais m’expliquer.

Je n’étais pas bon dans les matières scientifiques quand j’étais au lycée. Ceux qui me sont proches vont sûrement se demander de quoi je suis entrain de parler. Hélas c’est vrai !

Pourtant je suis en train de faire des études en informatique. Paradoxal !

Après mon Brevet, j’ai choisi une série scientifique. Qui dit série scientifique, dit être un As dans le domaine. C’était tout le contraire dans mon cas. Après mon brevet, j’ai accumulé tellement de doutes qui ont détérioré ma confiance en moi. Du coup, je faisais du n’importe quoi au niveau des Mathématiques et Sciences Physiques. Oui je le dis, les doutes jouent un très grand rôle dans ces matières-là. Du moins de mon côté. J’avais des notes minables. Pourtant je faisais partie de l’élite. Là je prends la grosse tête. Avec ces notes, je n’étais plus du tout dans la course pour être le meilleur de ma classe.

Le manque de confiance en moi était donc en ce moment ma situation d’handicap. Il fallait y remédier.

Utiliser son point faible comme arme

La seule solution que j’avais envisagé était de me donner à fond. Je devais faire plus : « Tu dois en faire deux fois plus qu’eux pour obtenir la moitié de ce qu’ils ont « . Ceux qui ont suivi la série Scandal se reconnaîtront.

J’ai alors commencé par travailler d’arrache-pied. Je traitais plus d’exercices. Je traitais le même exercice plus de 20fois. Tout ça pour mieux le cerner. Je ne dormais plus beaucoup. Par ailleurs, j’étais super bien en littérature. Alors j’ai mis les bouchées double à ce niveau pour maximiser encore plus.

Finalement, j’ai eu les bonnes retombées. Je suis arrivé à me remettre en selle et même à battre certains de mes concurrents.

Être dans une situation qui nous défavorise n’est pas mal en soit. A l’inverse, cela nous offre une large ouverture. Parce qu’on n’a plus rien à perdre. Je ne sais plus où j’ai lu ça mais celui qui n’a plus rien à perdre devient très dangereux : un Outsider.

Dans son livre La loi de David et Goliath, Malcolm GLADWELL fait une analyse de ces rencontres que l’on a avec les géants de nos vies. Ces géants partent gagnants parce que l’on croit qu’on n’y peut rien. Qu’ils nous dominent. Alors qu’on se trouve être dans la situation qui nous favorise sans le savoir.

Dans le livre, il fait part du fait qu’on a crû à tort que lors de la bataille de David et du géant Goliath, David partait perdant. C’était tout le contraire. Et pourquoi ? Parce que ce qui faisait la force de Goliath était aussi sa plus grande faiblesse. Je développe.

Goliath souffrait d’une grave maladie liée à sa taille. On appelle cela l’acromégalie qui n’est autre chose qu’une production d’hormone de croissance en excès. Une personne atteinte de cette maladie prend plus de taille que les personnes normales. L’un des effets secondaires de cette maladie se trouve être les troubles de la vue. GLADWELL affirme que c’est pour cela que Goliath n’a pas pu éviter le caillou lancé par David. Sa taille qui aurait dû être sa force se trouvait être sa faiblesse. Il aurait pu gagner s’il s’était livré à un corps à corps avec David. Mais David a su tirer avantage d’une arme qui le rendait fort : sa fronde.

La loi David et Goliath

Il faut croire que ce que nous appelons « forces » des géants se trouvent être leurs faiblesses

Une question s’impose  : Si on part du fait que notre situation de défaveur est par rapport à quelqu’un, pourquoi cette personne en voyant ce que l’on fait ne fait pas pareil pour continuer par nous dominer ?

Je pense que la réponse se trouve des deux côtés. Du niveau du défavorisé et celui du favori.

Je m’explique.

En revenant sur mon exemple, j’avais opté pour une stratégie qui était dur et j’ai travaillé dur.Je ne sais si d’autres personnes auraient pu faire la même chose. Une personne dans ma situation peut-être mais une personne qui se dit meilleur que moi n’allait pas perdre son temps à faire tout ça. C’était ça mon avantage.

Pour être plus explicite je vais donner un exemple de GLADWELL.

Il parle de Vivek RANADIVE. Ce dernier est un chef d’entreprise amérindien. Il ne connaissait rien sur le basket-ball mais il a su entraîner l’équipe féminine de sa fille en exploitant leurs désavantages. Vu qu’il vivait à la Silicon Valley, la plupart des filles qui étaient dans l’équipe étaient purement des scientifiques et ne jouaient pas chaque fois comme le feraient les passionnés. De ce fait, elles n’avaient pas du tout le talent qu’il faut mais pourtant elles ont pu battre des gens plus passionnés qu’elles.

Quand on a demandé à vivek comment il a fait, il a dit qu’ils utilisaient une technique de pressing. Ce que les autres équipes n’aimaient pas faire. Ça épuise. Mais ces joueuses savaient qu’elles n’avaient pas le talent pour le dribble et que tout ce qu’elles pouvaient faire c’est de faire du pressing. Ce pressing ne se faisait pas n’importe comment. C’était à des moments précis. Deux moments d’un jeu de basket où tout est crucial : le premier c’est le temps donné pour une remise de jeu et le second c’est les dix secondes qu’une équipe a pour dépasser la ligne médiane et entrer dans le camp adverse. Tout se jouait là-dessus.

Beaucoup de personnes seraient venus lui demander l’astuce mais quand ils voyaient l’entraînement intensif que faisait les joueuses. Ils abandonnaient. Parce que contrairement à lui, ils avaient de bonnes dribbleuses qui ne pouvaient se contenter de faire ce que toute l’équipe de Vivek faisait.

Vivek n’avait rien à perdre et les filles aussi. Ils ont utilisé la stratégie qui leur convenait le mieux, qui pouvait les aider. Ils ont osé cela parce qu’ils n’avaient pas d’autres choix. Actuellement quand vous regarder un match de NBA, il n’y presque plus ça. Sauf quelques équipes qui n’ont pas de meneurs hors du commun.

Au niveau du défavorisé c’est souvent le seul choix qui lui reste à faire. Vu qu’il connaît ses faiblesses, il n’a plus peur d’oser. Il devient téméraire.

Pour le favori, il a des choses à perdre. Et c’est souvent ce qui est la cause de son déclin. En voulant gérer son avantage, il se fixe et se met sur la défensive.

Je développe mieux.

Je prends l’exemple de Microsoft . Très longtemps il était favori sur le marché avec les outils bureautiques comme Word, PowerPoint. Ils ont alors cessé d’innover. C’est ce qui a rendu Microsoft office vulnérable face à Google Docs.

Il est donc important de reconsidérer ce que nous appelons situations défavorables. En fin de compte c’est plutôt des avantages.

Mais comme mon cerveau n’est jamais tranquille j’ai eu d’autres réflexions. Pourquoi certaines personnes n’arrivent pas à battre leurs géants ?

Si une situation défavorable est un atout et que les favoris finissent par se faire à leurs avantages cela veut dire qu’arriver à un niveau ce qu’on croit être un avantage peut devenir notre situation défavorable. N’est-ce pas ?

En vrai pour le moment je n’en sais rien. J’apporterai de plus amples explications dans un autre article.

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