fbpx

Mes amours , mes soucis

Mes amours , mes soucis

Sommaire

Ma mère me disait depuis le collège de ne pas avoir des relations amoureuses. Bien évidemment, je ne l’ai pas écoutée.

Je me suis livré à quelques relations pour combler le vide laissé par mon père. Je reviendrai sur cette partie une autre fois ou peut-être pas.

Durant toutes mes relations, la cause principale de mes ruptures était habituellement les incompréhensions enfouies qui finalement remontaient à la surface. Je rejetais la faute sur mes partenaires. Elles ne me comprenaient pas. Elles ne faisaient pas ce qu’il fallait pour me cerner. Souvent ce qui me posait un problème c’était à quel point elles ne réalisaient pas ce que je voulais. Elles devaient le savoir, on était ensemble pourtant.

Qu’ai-je fait pour qu’elles réalisent vraiment ce que je désirais ?   

Je n’ai rien fait. Je croyais que je n’avais pas besoin de dire ce que je souhaitais. Puisqu’elles devaient bien me connaître : Elles auraient dû le savoir. Je faisais des suppositions sur ce qu’elles devaient assimiler. Je leur prêtais mes intentions sans pour autant le leur dire.Tout le monde fait des suppositions. Ce n’est pas seulement dans les relations amoureuses. On en fait aussi dans nos relations amicales et dans toutes les interactions que l’on a.

Pourquoi fait-on des suppositions ?

Tout simplement parce qu’on a besoin de tout justifier. De tout expliquer, de pouvoir tout comprendre afin de pouvoir mieux ôter nos inquiétudes. On cherche tellement à trouver des réponses à toutes les questions qui sont hors de portée de notre esprit rationnel. Quand on trouve ces réponses, même si elles ne sont pas correctes, on est néanmoins rassuré. Dans son livre : Les Quatre Accords Toltèques, Don Miguel Ruiz nous explique comment les suppositions sont illusoires.

Selon lui, on fait des suppositions sur ce que les autres font ou pensent. Forts de quoi, on en fait une affaire personnelle. Finalement, on créé un drame pour rien du tout. Imaginons que lors d’une promenade , on rencontre une personne qui à la croisée de nos regards nous sourit et sans dire un mot s’en va.  Juste à cause du sourire on commence par s’imaginer de tas de choses : « Elle m’aime bien, la preuve elle a souri », partant de ça beaucoup de scénarios imaginaires naissent dans notre tête. Mais ces scénarios comme le dit Don Miguel ne sont que des rêves personnels. Ils n’existent pas dans la réalité.

Hors du domaine amoureux, on se prête aussi à ses pensées : « Pourquoi mon chef ne me confie pas cette tâche alors que je suis qualifié dans ce domaine ? » et d’autres questions du genre. Pour trouver les réponses, on imagine encore d’autres choses : « C’est sûrement parce qu’il ne m’aime pas, il ne m’a jamais aimé. ». Ce qui est plus surprenant c’est qu’il arrive parfois que l’on fasse des suppositions sur soi-même. Des suppositions qui nous font parfois souffrir.

J’ai annulé plusieurs projets parce que je me disais ne pas être apte à le faire ou que ce n’était pas fait pour moi. Il m’arrive même d’avoir peur ou ne pas assumer le fait que je sois trop jeune pour mon niveau scolaire actuel.  Oui, je me sous-estime souvent. Mais il y a dès fois aussi où je me surestime aussi et je récolte à la fin les pots cassés. Il va de soi que l’on ne peut arrêter de faire des suppositions.  Alors que faut-il faire quand on y est confronté ?

Un chat pas comme les autres

Dans le domaine de la physique, il y une célèbre expérience que l’on appelle : Le Chat de Schrödinger. Il s’agit d’une expérience de pensée réalisée par le physicien Erwin Schrödinger pour mettre en évidence des lacunes d’une interprétation émise bien avant lui.

Je vous explique le concept.

 Schrödinger place un chat dans une sorte de bunker avec un flacon contenant un gaz mortel qui ne se libère qu’à un niveau d’énergie émise dans le bunker. Selon les hypothèses on ne saurait vraiment à quel moment précis le flacon libèrera le gaz mortel. Il se peut même que le gaz ne soit libéré. Alors comme conclusion, on affirme que le chat est à la fois mort et vivant. Ce qui est impossible.  Pourtant rien qu’en ouvrant le bunker on saurait si le chat est mort ou pas.

C’est pareil pour nos suppositions. Le seul moyen de pouvoir être sûr, c’est de demander. Pendant mes relations, j’aurai juste dû dire à mes partenaires ce que je ressentais ou comment je voyais la relation au lieu de me taire et de supposer qu’elles seraient au courant. C’est de la même façon, quand on pense que quelqu’un nous fait les yeux doux ou qu’on a le béguin, je crois que l’important c’est d’aller vers la personne et de demander si la réciprocité est vraie. Ainsi on n’aura pas à se faire trop d’illusions. Comme il aurait été simple de savoir ce qu’était devenu le chat rien qu’en ouvrant le bunker, il est idéal d’utiliser sa voix pour communiquer quand on se pose trop de questions.

De la même façon quand il s’agit des suppositions personnelles, il faut se poser des questions pour être sûr de ce que l’on veut réellement. Au lieu de commencer par se sous-estimer ou se surestimer, on doit se demander si ce qu’on s’apprête à faire est réalisable. Si ce n’est pas le cas, il y a forcément un truc à faire pour y remédier.Tant qu’on ne comprend pas une situation, il faut avoir le courage de demander. C’est bien mieux d’être clair que de prêter des intentions à autrui.

2 réponses

  1. Article très intéressant.
    J’ai également lu le livre les 4 accord toltèques que j’ai trouvé très pertinent.
    Ayant déjà fait face aux supposions je sais à quelles points elles peuvent nuire aux relations. Par contre je n’ai toujours pas trouvé la réponse à ma question. À quel moment sommes nous sensés savoir s’il faut supposer ou pas.
    Parfois les suppositions s’avèrent vraies.
    Pour l’heure j’ai choisi de demander comme tu le suggères à la fin de mon article et de m’arrêter à ce que l’autre m’aura donné comme réponse sans chercher plus loin ( histoire de ne pas me torturer l’esprit inutilement), mais j’ai constaté que parfois ces réponses ne reflètent pas la réelle pensée ou les réels sentiments de l’autre….

    1. Merci Ramya.Je suis parfaitement d’avis avec toi. Comme tu l’as dit autant demander et te référer à ce que l’autre dit. S’il s’avérait que la réponse ne reflète pas la réelle pensée ou les réels sentiments, tu peux alors t’éloigner parce qu’en soit tu as donné une chance à ce dernier de te dire réellement ce qui se passe. Mais si ce dernier n’est pas apte à le faire autant aller voir ailleurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.