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Je suis enfin moi

Je suis enfin moi

Sommaire

A la base, je voulais garder cet écrit pour moi. Mais je préfère le publier pour qu’il reste ici. Je reviendrai souvent vers lui quand je vais vouloir me rappeler de cette année.

L’année 2020 restera l’une des années que je ne vais jamais oublier. Ce pour une chose : L’atelier d’écriture. Cet atelier mis sur pied par Befoune a eu un grand impact sur moi. J’ai découvert beaucoup de choses. Je continue par en découvrir. Je vais faire part de comment j’ai vécu personnellement ces 08 semaines intenses. Je vais parler du « moi » d’avant, du « moi » durant et du « moi » à la fin de cet atelier.

J’écris depuis tout petit. Cela me permettait de pouvoir mettre un mot sur ce que je ressentais à cause de ma tristesse de vivre dans une famille monoparentale alors que tout autour de moi ce n’était pas le cas.  En novembre 2019, j’ai finalement décidé de créer mon blog. Mon intention était de partager ce que je lisais avec les gens. Je le faisais avant mais c’était juste avec mes proches. Je voulais en faire plus. C’est ainsi que misterkelphe est né. J’ai commencé à y partager des résumés de livres, des mangas que je regardais (Otaku for life).

A la recherche de mon  » moi « 

Cependant, je sentais qu’il manquait quelque chose. Je n’aimais pas ma façon d’écrire. Je détestais mon style. Je le disais souvent à mon amie Mystère (oui c’est vraiment son nom) quand on échangeait.  Elle m’a donné comme conseil de me baser sur les blogs que je parcourais souvent et de voir comment leurs auteurs écrivaient. Ça n’a rien changé. La façon dont j’écrivais était désespérant. Quand je me relis aujourd’hui je me dis que beaucoup de personnes faisaient juste un tour sur le site parce qu’ « ils voulaient juste me soutenir ». J’avais détecté le problème. Il fallait donc trouver la solution.

En ce moment, Mondoblog avait lancé son concours où il aiderait ceux qui auraient réussi à produire de bons contenus, à améliorer leurs styles. J’étais heureux. Sur le moment, j’ai voulu y participer. Mais après quelques jours, je n’avais plus envie. C’est en scrollant un jour mon feed Instagram que je suis tombé sur le message de Befoune. Elle disait qu’elle allait organiser un atelier d’écriture. Le nombre serait limité. Elle allait sélectionner les gens. Ceux qui voulaient y participer, devaient venir lui dire le pourquoi. J’ai flippé. J’ai pris une pause, je suis sorti me promener. J’avais envie de suivre. Mais j’avais trop de questions que je me posais : « Avec toutes les personnes qui la suivent est-ce que j’ai mes chances ? » , « Comment je vais gérer le boulot, l’école et l’atelier ? ».

Bien que je voulusse améliorer mon style, je ne devais pas me précipiter et tout faire foirer. Il fallait trouver assez de temps à accorder pour l’atelier. Après avoir pesé le pour et le contre, je me suis jeté à l’eau. Je suis parti lui écrire et lui présenter mes arguments. Quand j’ai fini d’envoyer ma réponse j’ai remarqué qu’elle avait vu mais elle ne disait rien. Fallait me voir commencer par émettre des hypothèses. Ce qui m’a mis KO c’est quand elle finit par écrire en story qu’elle avait déjà choisi les personnes. Je n’avais toujours pas de réponses. Elle avait déjà les personnes. Je n’en faisais pas partie.  Echec.

Après tout ce n’était pas grave. J’allais trouver un autre moyen. Quelques minutes après, elle m’écrit et l’aventure débuta. Pour ce qui était de comment trouver du temps, la Covid m’a apporté son soutien. Selon mes recherches, au cours des ateliers d’écriture, l’organisateur montre aux gens comment il écrit avec des fichiers PDF à l’appui. Je m’attendais donc à quelque chose pareille. Mais Befoune a une autre manière d’enseigner. On écrivait des articles et elle donnait ses avis par rapport à ce qu’on avait écrit. C’est intéressant parce qu’elle ne nous force pas à écrire comme elle. On écrit comme nous on veut.

« Moi » durant l’atelier

Pour mon premier article, j’ai été descendu correctement. Je savais que je n’écrivais pas bien. Mais là… C’est ce jour qu’on m’a collé l’étiquette tout mignon de « Scientifique » ou encore « Pygmalion ». En relisant l’article maintenant, je ris fort. J’écrivais comme si le lecteur était dans ma tête et comprenait ce que je disais. La plus grande remarque était que mes écrits étaient déconnectés. On ne ressentait pas les émotions. Il n’y avait pas du « moi » dans ce que j’écrivais. Il y avait plusieurs raisons qui faisaient que je n’arrivais pas à mettre mes émotions dans les textes. Je n’ai découvert ces raisons qu’à partir de la seconde semaine.

A la suite de mon second article, on m’a posé une question : « Que ce que tu veux apporter à ton écriture ? » et pour cela je devais répondre à d’autres questions sous-jacentes :

               -Pourquoi tu écris ?

              -C’est quoi écrire pour moi ?

             -Pour qui j’écris ?

Vous trouverez ces questions banales mais avant qu’elles ne me soient posées, je ne pensais pas que je pouvais écrire pour des gens de mon âge. Je pensais ne pas avoir cette capacité. Que ce que je pouvais leur apprendre ? Je n’avais pas d’expériences personnelles que je pouvais partager avec eux. C’est pour ça j’optais plus sur les résumés de livre. Je ne fais que dire ce que l’auteur a dit mais plus simplement point.  Tchonté et Befoune m’ont alors parlé de Sakina qui a un blog et un podcast que je vous recommande d’ailleurs qui traitaient des sujets de mon âge vu qu’elle était aussi dans la vingtaine. Je suis donc allé visiter ses différentes plateformes qui m’ont aidé à avoir une large ouverture. Après deux jours de réflexions, j’ai pu répondre à ces questions sous-jacentes qui m’ont orienté sur ce que je voulais apporter à mon écriture.

La semaine qui m’a aussi marqué fut la semaine où il fallait lire des articles qui allaient à l’encontre de nos valeurs. Dans mon article sur l’influence qu’un père a sur son enfant, j’ai dit que c’était Befoune qui m’avait expliqué cela. Je n’en savais rien. Lors de cet exercice, j’ai vécu un moment de dépression. Au-delà de mes valeurs que j’ignorais, j’étais un inconnu à mes yeux. Beaucoup de choses ont refait surface. Si mes écrits ne reflétaient pas mes émotions c’est parce que j’avais enfoui trop de choses. J’avais peur de me livrer, de déballer des choses dont je ne voulais pas me souvenir. J’avais peur de me sentir vulnérable. Je n’avais pas confiance en moi. J’étais attaché à des doutes. Je souffrais d’une crise identitaire durant laquelle je voulais même m’ôter la vie. Je n’étais pas moi. Adelphe n’existait pas. En fait si, mais il existait sans exister. C’était comme dans le film Get Out, mon corps était là mais j’étais au fin fond de moi-même, très perdu et regardant le monde faire de moi ce qu’il voulait.

Mis à part le fait de cacher mes émotions, cette crise identitaire se faisait voir partout. Je n’assumais pas mes écrits. Je me cachais sous un pseudonyme. Même le nom de mon domaine était un pseudonyme. Je n’avais rien à offrir. C’est donc naturellement qu’il manquait quelque chose à mes écrits. Ils étaient inachevés parce qu’il n’y avait pas Adelphe dans ces écrits. Notre façon d’écrire est rattaché intrinsèquement à qui on est. C’est ce que j’ai découvert par les conseils de Befoune. Je devais chercher à me connaître sans m’associer à qui ou à quoi que ce soit : chercher à savoir qui est Adelphe.

Aujourd’hui j’ai défoncé ces blocages qui m’empêchaient d’être moi. J’ai changé de nom de domaine. Mon style est nettement amélioré. J’aime ce que j’écris. J’assume ce que j’écris.  Je continue mon cheminement à la découverte de qui je suis. Je continue de m’améliorer.

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