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Réussir sa vie avant 30 ans.

Réussir sa vie avant 30 ans.

Sommaire

“J’en suis venu à détester mon anniversaire : chaque année qui passe signifie que j’ai encore plus de choses à rattraper par rapport à la plupart des autres de mon âge. Autour de moi, je vois des gens qui se marient et qui achètent des maisons, et surtout des jeunes qui font le boulot de leurs rêves, qui suivent leur plan de carrière et mettent de l’argent de côté. Et moi, j’en suis là à enchaîner des petits boulots dans les cafés, restaurants et boutiques” a dit  Sébastien, qui a voulu rester anonyme. 

Que voulez-vous faire plus tard ? 

Si vous avez des réponses, n’hésitez pas à me les passer. Cela va grandement m’aider à trouver le mien car jusqu’à maintenant je ne sais toujours pas ce que je veux faire. J’ai toujours envié secrètement ceux qui avaient la réponse parfaite sur le métier qu’ils voulaient faire. 

Comment tu peux savoir dès 09 ans que tu veux devenir médecin ? Pour ensuite commencer par tracer ta route dans ce domaine.

Pause.

Et si tu te trompes en chemin… ? 

Depuis le collège quand on me demandait ce que je voulais faire, je n’arrivais pas à donner la réponse exacte. Tantôt je voulais devenir le prochain successeur de Bruce Lee, tantôt je voulais être Mr Robot. Si ce n’est pas ça, c’est que je voulais être le prochain 007. En classe de quatrième, mon professeur de français me voyait bien enseigner à l’Université. J’ai renoncé l’année d’après quand le père d’un ami qui était professeur, se faisait remercier avec un salaire dérisoire. Bah oui ! Faire un truc par passion c’est bien beau. Par contre, il faut bien l’argent qui va avec. Sinon je risque d’être beaucoup plus passionné à ne rien foutre. 

Arrivé au Lycée, de part les séries que je suivais et des personnes que je côtoyais, j’avais une appétence pour l’informatique. Je voulais aller voir si c’était possible que je puisse me faire implanter une puce dans la tête comme Chuck Bartowski. Vu que j’étais aussi sado, j’ai opté pour continuer en série C ( ou série S pour d’autres). Après mon Bac, j’atterris en France pour continuer mes études en Informatique. Mes premières années étaient super cool. J’aimais ce que je faisais. Cependant à côté j’ai continué un de mes hobbies préférés : la lecture. 

Avant mon cursus universitaire, je me shootais aux fictions. C’est dès la première année que j’ai su qu’il y avait des mecs qui écrivaient des livres de plus de cinq cent pages pour te dire d’être toujours positifs. J’en ai lu quelques-uns. Mais soyons honnêtes. Le développement personnel n’a rien de mal, en revanche c’est la manière dont on nous le vend qu’il faut se méfier. Sans le jour, il n’y a pas la nuit. Sans la nuit, il n’y a pas de jour. Je vous laisse réfléchir sur cette citation de motivation d’un coach tristement non célèbre. 

Trève de digressions. Dans les livres non-fictions que j’ai commencé par lire, je me suis particulièrement attaché à ceux qui analysent la stratégie des marques, les bévues qu’elles faisaient et j’avais presque des orgasmes visuels rien qu’en les lisant. J’ai donc commencé par m’intéresser aux domaines de la Communication et du marketing. Après ça j’ai continué par bouffer pleins de vidéos sur youtube et de contenus audios. Shout out à Marketing Mania et Un Créatif avec lesquels j’ai fait mes armes. 

A partir de ce moment-là , l’informatique passa au second plan. Je continuais à bosser mais je trouvais les choses redondantes. Je travaillais juste pour le strict minimum. Vers la fin de ma deuxième année, j’ai pris du temps pour m’asseoir avec moi-même et me poser des questions existentielles : avais-je fait le bon choix ? Est-ce que l’informatique était faite pour moi ? Si je voulais changer de cursus, qu’est-ce que je devais faire ? Je voulais quand même continuer par apprendre des trucs super cool en Informatique et surtout obtenir ma licence. Cependant je voulais également avoir de l’expérience dans le domaine sur lequel j’ai jeté mon dévolu : la communication et le marketing. 

J’ai donc opté pour le fait de bosser même si c’était bénévolement en parallèle  à mes cours dans l’intention de mettre en pratique ce que j’avais appris et voir si je voulais vraiment faire ça. En cherchant je suis tombé sur une entreprise qui me plaisait à cause de leur manière assez décalée de communiquer et qui était super différente de ce que je voyais à l’époque. Il s’agit d’Irawo. C’est donc là que j’ai mis la main dans la pâte pour la première fois pour découvrir le monde de la communication et du marketing. J’ai apprécié mon passage à Irawo. J’y ai fait de belles rencontres. J’ai appris beaucoup de choses. 

Ainsi à l’obtention de ma licence, j’ai réfléchi à continuer mon master dans un établissement dans lequel je pourrais suivre des formations dans le domaine de la communication et du marketing. Par contre, je ne voulais pas recommencer. Je me suis dit que j’avais les compétences qu’il fallait et que je pouvais continuer sans passer par la case de départ. Lors de mon entretien avec l’école que j’ai trouvé, c’est justement les expériences à Irawo qui m’ont aidé à pouvoir justifier mes connaissances dans le domaine en sus de mon background dans la tech. D’ailleurs c’est grâce à cette mini expérience que j’ai également eu ma première alternance. Pour ce qui demanderait à savoir, l’alternance, c’est un système qui te permet d’aller à l’école tout en bossant dans une entreprise. Tu ne paies plus tes cours, c’est ton entreprise qui paie et par-dessus tout tu as un salaire. La vie de louga quoi. 

J’ai quand même eu des réticences de la part de mon père qui trouvait un peu bizarre le fait que je saute du coq à l’âne. Bon après il n’avait pas trop son mot à dire. Quand c’est toi qui a le pouvoir du cash, qui va dire que tu te trompes ? 

A l’approche de la fin de mon mastère, je me suis à nouveau remis à me questionner. J’ai remarqué que ça s’était passé trop vite. Je n’avais pas eu assez de temps pour apprendre tout ce que je voulais. Mes deux premières années d’alternance ont été effectuées chez l’annonceur ( une entreprise qui produit ses propres contenus/produits ). Je voulais savoir ce que ça faisait de bosser du côté agence ( effectuer des missions pour des clients différents ). Là encore ça allait. Je voulais le faire dans le monde de la publicité. C’est la partie qui fâche. Il faut savoir qu’en France, le secteur de la pub est super niché. Quand tu n’y as pas baigné dès le début, c’est très difficile d’y entrer par la grande porte. La preuve lors de mes recherches, j’ai cogné aux portes de manière désespérée. Bredouille. 

Un moment je me suis demandé si ce n’était pas des caprices. Est-ce que ce n’était pas une manière pour moi d’esquiver la vie de salarié et la peur de vite grandir  ? Au cours de ces réflexions, je suis tombé sur des vidéos d’un de mes auteurs préférés : Robert Greene. Ce bonhomme est vraiment super. C’est quelqu’un qui documente beaucoup ses écrits par des faits historiques et qui dit les choses crues ce qui lui a parfois valu d’être traité de personne super manipulatrice et mensongère . Mais bon, on ne  peut pas faire l’unanimité. Les vidéos que j’ai suivies sont la suite de son génialissime livre “ Atteindre l’excellence ”.  Livre que je  vous recommande d’ailleurs. Dans le livre il déconstruit le mythe qui faisait dire que les gens naissaient juste avec du pur génie et qu’on ne pouvait pas chatouiller les chevilles de Léonard de Vinci ou encore Mozart. Les vidéos se trouvent être des éclaircissements sur certaines parties de son livre qu’un podcasteur n’avait pas bien compris. 

Pour faire court, dans la vidéo il exhortait les jeunes à particulièrement essayer beaucoup de choses pour savoir non seulement ce qu’ils voulaient mais aussi ce qu’ils ne voulaient pas. Comme justification, il a dit que c’était plus dans notre jeunesse où on n’a rien à perdre qu’on pouvait se permettre de toucher à tout ce qu’on a envie du moment où les responsabilités étaient moindres. Pas d’enfants ou de femmes dont il faut forcément s’occuper donc on peut prendre pas mal de risques. D’ailleurs c’est un peu comme ça qu’il avait aussi fait. Je ne sais pas pourquoi ce message a résonné fort en moi, peut-être parce que c’était la réponse à l’excuse  que je voulais me trouver pour pouvoir me dédouaner de ce que je faisais… Qui sait ? 

La vingtaine, un cercle vicieux.

A vrai dire c’est parce que je suis un peu contre ce courant qui rend dépressif et cause des crises d’angoisses aux personnes de la vingtaine. Ce courant où l’on considère la trentaine comme un âge limite, une ligne d’arrivée magique où il faudrait avoir tout réussi dans la vie, quelle que soit la définition que l’on donne à la réussite. Quels que soient vos rêves, veillez à les réaliser avant cet âge arbitraire ou ils auront moins d’éclats. 

Ce n’est pas moi qui le dis hein. Ce sont les kyrielles d’articles sur “Toutes les choses qu’il faut avoir faites avant 30 ans” ou le fameux classement 30 under 30 du magazine Forbes. Ce palmarès mondial glorifie des personnalités qui brillent par leur réussite, et ce d’autant plus qu’elles n’ont pas encore 30 balais. Une ligne éditoriale qui montre d’une manière simple qu’il ne suffit pas seulement de réussir mais qu’il faut surtout être jeune. 

Chose bizarre, Il n’existe pas de listes de personnalités de plus de 30 ans malgré les ribambelles de success stories de personnes qui ont connu le succès à un stade avancé de leur existence. Shout Out au Colonel Sanders ! Un exemple parmi tant d’autres.

Pourtant, la raison de ces publications découle juste du fait que tous médias rêvent de pouvoir se la péter d’avoir découvert le nouveau Mozart, Blaise Pascal ou Mark Zuckerberg et d’être ainsi ad vitam “saucés” dans l’histoire de leur glorieuse destinée et dans les notes de bas de page de leur biographie wikipédia. Tout ça parce que le succès des jeunes a toujours suscité l’admiration précisément parce que, pendant des siècles, le jeune âge était perçu comme un désavantage. On se disait qu’étant jeune on avait pas eu assez de temps pour exercer, faire des études et acquérir de l’expérience, accumuler des fonds et serrer des mains. L’ère du numérique a fait changer la donne . Ce qui était autrefois une exception,  semble devenir la règle. 

Pour ma part, je pense que la vingtaine est l’âge de se découvrir, d’entrer sur le marché du travail, de trouver ce que l’on veut faire dans la vie; or ces années sont devenues celles pendant lesquelles il faut tout réussir. Dans ce laps de temps, il faut cocher toutes les cases : 

  • Avoir rencontré l’âme soeur 
  • Décroché le job de ses rêves
  • Acheter son logement ( parce que louer, “ c’est jeter de l’argent par la fenêtre” )
  • Entreprendre un voyage à l’autre bout du monde, vous voyez bien de quoi je parle… ce genre de voyage qui a “changé le cours de votre vie”  pour vous faire devenir un adepte de Yoga
  • etc.

Et tout ça tenez-vous bien en gardant à l’esprit que ce sont les meilleures années de l’existence et qu’il faut en profiter , car l’occasion ne se représentera pas. 

Conneries. Oups ! pas de gros mots. 

Je ne suis pas en train de jouer à l’aigri. Cependant les carrières évoluent en fonction d’une multitude d’événements qui sont hors de notre contrôle. L’endroit où un poste se libère. Les rencontres fortuites. Si on prend Bezos. Si son daron ne lui avait pas fourni le pactole dont il avait besoin ( un quart de million quand même ! ) on aurait pas Amazon. C’est super facile de chambouler un marché, d’avoir une pensée innovante avec toute cette thune. Par contre il y a une chose que l’on ne peut pas enlever à l’âge : c’est qu’il nous permet d’accumuler de l’expérience. Après il ne s’agit pas du nombre d’années que l’on a passées au sein d’une entreprise ou dans un certain secteur d’activité. C’est plutôt ce que l’on a fait concrètement.  

Tout ça pour dire quoi ? 

On vit actuellement dans une société qui nous pousse à être obsédé par la performance et à vouloir rapidement choisir une direction déterminée pour que l’on montre très rapidement de quoi on est capable. En soit c’est noble. Mais cette obsession de la réussite précoce nous empêche de suivre nos passions. On ne prend plus assez de temps pour se découvrir, explorer les différentes voies qui nous intéressent et faire mille expériences. 

Pour revenir à moi, je poursuis finalement mon aventure dans le monde de la pub. Une aventure que j’aime bien. Est-ce que j’irai explorer encore d’autres voies ? Je ne sais pas. Seul l’avenir nous le dira. 

Sinon pour vous c’est quoi réussir ? Hâte de lire vos réponses en commentaire ou par mail 😉. 

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