fbpx

Soyez Comme Marcel !

Soyez Comme Marcel !

Sommaire

 Être ouvert d’esprit, être curieux voilà des attitudes que beaucoup de gens célèbres de notre ère et de celles précédentes ont utilisé pour impacter le monde. 

Nous sommes en 1940, Marcel Ravidat 17 ans vit à Montignac à Dordogne. C’est le Week-end, un dimanche pour être plus précis. Avec six de ces potes, ils décidèrent d’aller faire une virée dans les bois accompagnés de leur chien. Notons que dans les jours précédents cette descente en forêt, il y a eu des intempéries et un arbre à chuter pour creuser une brèche au sol. Brèche dans laquelle leur chien tombe. Très étonnés, Marcel et ses potes réalisent que c’est un trou profond. Ils se posent alors la question de savoir pourquoi il y aurait un trou à cet endroit bien précis de la colline ? Nos Jeunes Sherlock élaborent plusieurs hypothèses et se promettent de revenir assouvir leur soif. Le prochain jour chômé, est le jeudi, jour de repos scolaire en ce temps. Sur les sept camarades, six se dégonflent. Cette histoire rocambolesque de souterrain n’est sans doute qu’un rêve et pour eux il faudrait plutôt rester à la maison OKLM dormir. Marcel part donc seul avec une petite lampe à huile et sur le chemin ils rencontrent d’autres potes. Seuls trois décident de l’accompagner. Armés de patience, et d’un p’tit couteau, ils élargissent l’ouverture jusqu’à ce qu’une personne puisse entrer. Marcel pris le devant et y va. Ensuite ces compères le rejoignirent dans cet endroit qu’ils trouvent hostile. C’est là grâce à la lumière de la lampe ils découvrirent des dessins sur des murs des animaux peints sur de différentes couleurs. Ils comprirent qu’ils venaient de découvrir un fabuleux trésor. Le lendemain ils reviennent munis de pelles pour élargir encore plus le passage. Quelques jours après, ils décidèrent d’en parler à leur instituteur, ce dernier fit la moue en disant que ces récits n’étaient que des imaginations de bambins. Ce n’est qu’après qu’un des enfants lui ai dessiné ce qu’ils avaient vu qu’il décida de les suivre. Arrivé même au niveau de la grotte, il se rétracta parce qu’il ne voulait pas salir ses beaux habits. Ce n’est qu’après qu’une vieille du village ai blessé son orgueil qu’il décida de rentrer. Il est alors émerveillé par ce qu’il voit. Il venait de comprendre que ces enfants avaient découvert La grotte de Lascaux, l’un des importants témoignages de l’art paléolithique. 

Et vous, auriez-vous découvert la grotte de Lascaux ? Auriez-vous été Marcel ou bien les autres compères qui ont décidé dormir à la maison ? Comme quoi ce n’est qu’une question de choix. Mais une chose est à noter ce sont les qualités dont Marcel Ravidat a fait preuve. Malgré la difficulté et le doute de la grande majorité de ses camarades, il n’a pas renoncé. Il était « tenace », « courageux ». Sans lui, on n’aurait jamais découvert Lascaux et que ce qui l’a poussé ? Sa curiosité. La semaine dernière on a parlé de ce que la peur nous faisait faire, le fait qu’elle nous détournait de notre chemin et qu’il fallait aussi prendre des risques. Mais l’essence de la prise de risque c’est : la curiosité. La curiosité est la première des qualités d’un innovateur. C’est aussi l’une des qualités d’un bon manager car ça l’aide à progresser et innover. Cette petite histoire nous fait voir trois types de personnes : Marcel, ces compères et l’instituteur. Les amis de Marcel dans un premier temps avaient eu cette curiosité là, mais ce ne fût qu’éphémère car par après ils ont laissé passer, de nos jours on aurait parlé de ‘Flemme’ et c’est exact c’est aussi ce qui nous arrive souvent, au lieu de pousser notre curiosité à bout, bah on se dit non je ne veux pas faire ci ou faire ça. Ça ne vaut pas la peine, ce n’est qu’un rêve et on passe à côté de beaucoup de choses. D’autre fois on est comme cet instituteur, vu notre rang on se refuse d’écouter ceux-là qui sont en dessous de nous en se disant qu’ils n’ont pas du tout le niveau, au moins pour cet instituteur il s’est repris. Mais dès fois on n’y arrive pas quand on se trouve dans la peau de ce dernier… 

photo prise dans la grotte de Lascaux

Mais alors la question est de savoir ce qu’il faut faire pour être ouvert et curieux.

Je ne vous donnerai que quatre petits conseils mais il peut y avoir plus et si vous en avez merci de le mettre en commentaire. 

1. Ne vous prenez pas trop au sérieux

Les Rolling Stones furent le premier groupe de rock à utiliser des studios d’enregistrement mobile. Cela leur a permis d’enregistrer chap chap. des musiques et c’est ce qui a fait leur succès. Vous pensez que cette innovation fut née d’une démarche rationnelle ? Du tout ! C’étaient des enfants gâtés, qui aimaient s’amuser et c’était basé sur un jeu de leur époque pour imaginer ce concept d’enregistrement. Amusez-vous !!! Si vous êtes trop sûr de savoir comme l’instituteur de Montignac, vous risquez de passer à côté des signaux faibles qui vous mèneront vers de nouvelles pistes. Détendez-vous et faites-vous plaisir, c’est le meilleur moyen d’innover ! 

2. Soignez votre capacité d’attention

En 2014, la BBC a diffusé un petit film nommé « Change Blindness « . Le scénario est le suivant : des comédiens remplacent les guichetiers d’une administration et quand vient un client, on lui demande de remplir un fichier administratif. Pendant ce temps, le comédien plonge sous le comptoir, se redresse avec une perruque, fait des gymnastiques mais absorbé par ce qu’il fait, le client n’aperçoit rien du tout. Ce sketch montre comment notre capacité d’attention est vite détournée. C’est une ressource rare, si vous l’utilisez pour réagir à un mail que vous venez d’avoir, vous aurez du mal à vous ouvrir à d’autres événements plus importants et ce, peut-être parce que ce mail aurait pu vous déstabiliser etc… Restez focalisé sur la tâche que vous êtes en train d’accomplir, ne sautez pas du coq à l’âne et levez les yeux une fois votre tâche achevée.  Savoir prioriser s’avère nécessaire.

3. Ayez confiance en vous

Daniel Pennac dit qu’on ne force pas la curiosité, on l’éveille. La curiosité d’un enfant grandit au fur et à mesure de ses découvertes, ainsi à l’âge adulte, il aura envie de continuer à chercher d’autant plus qu’il continuera de trouver. Éveillez votre curiosité, on ne devient curieux qu’en se confrontant à son environnement. Les expériences forgent la conviction que l’on peut essayer des choses par soi-même. Cette appétence est liée à la confiance en soi. 

4. Posez des questions encore encore encore et encore

Le désir d’innovation résulte du fait que l’on exprime son opinion et que l’on défende ses décisions. Paradoxalement, c’est en développant l’art du doute que vous obtiendrez les meilleurs résultats. Questionnez-vous sans cesse. Ne vous arrêtez pas au jugement : « Comment je suis arrivé là «  ; privilégiez plutôt l’apprentissage : ‘ Quelles solutions puis-je trouver ?’ Et ne vous contentez pas des premières réponses, « Ne cherchez pas la faute, cherchez le remède », disait Henry Ford. En posant d’autres questions, vous découvrirez d’autres idées auxquelles personne n’avait pensé au prime abord. 

Alea Jacta Est !

Une réponse

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sommaire