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Tous les rêves ne sont pas réalisables

Tous les rêves ne sont pas réalisables

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J’ai un ami à moi qui a rencontré une fille il y a deux ans sur les réseaux sociaux. Ils avaient tellement de points en commun qu’ils ont tout de suite matché. En revanche ils ne se sont pas mis en couple. Quand je lui ai demandé une fois pourquoi ils n’étaient pas encore en couple, il a sorti l’argument que tout le monde voit venir de très loin : la distance.

Durant cette semaine, la fille lui a envoyé un message qui l’a chamboulé. Ils ont envie de se voir c’est indéniable. Mais chacun a sa route à faire. La fille dans son message lui disait comment elle tenait à lui et voulait une relation avec lui. Il était fou de joie et voulait même déclarer sa flamme à la fille. Mon rôle n’était pas juste de l’écouter. Je devais l’aider à y voir clair. Pas qu’il prenne ce que je lui dis pour parole d’évangile mais qu’il essaie de mieux réfléchir.

Je lui ai alors demandé : « Que ce qui te fait croire que si vous vous mettez en couple, ça va marcher ? », je l’ai de nouveau questionné : « Que ce qui te fait croire qu’une fois que vous vous verrez, le feeling passera ? ». Je n’ai pas assez de connaissances dans les relations amoureuses. Mais j’ai déjà tenté une relation à distance. J’ai une petite expérience sur le sujet que je partagerai dans un autre billet. J’ai posé ces questions à mon ami dans un seul but. Je pense que parfois, certains rêves ou désirs ne doivent rester que tels : juste des rêves.

Sometimes, vouloir quelque chose est bien mieux que de l’avoir. Quand j’étais encore tout jeune, je voulais exercer beaucoup de métiers. L’un d’eux c’était de devenir un grand footballeur. Je prenais mon pied rien qu’en m’imaginant jouer sur tous les terrains du monde entier et remportant des titres. Je me voyais déjà comme le prochain messie du ballon rond. Malgré les fantasmes à ce sujet, la réalité n’est jamais venue. D’autres parleront de ligaments croisés. J’ai compris bien plus tard pourquoi je ne suis pas devenu footballeur : je ne le voulais pas vraiment. Je kiffais juste le résultat. Le fait de me retrouver au sommet avec des trophées me berçait plus que le fait de suivre le processus pour y arriver. Aller m’entraîner chaque matin, aller jouer chaque soir, me trouver une équipe dans laquelle m’inscrire… Flemme ! J’aimais juste l’image que je me faisais. Rien de plus.

De nos jours, les médias nous rabattent les oreilles par les phrases du genre : « Poursuivez toujours vos rêves », « Faites ce qui vous plaît » etc. C’est devenu une croyance culturelle. Aujourd’hui on nous dit qu’il faut définir sa propre voie et la suivre. Si on reste cambré dans les confins de la société traditionnelle, alors nous vivons en enfer. Dans notre culture actuelle, le fait d’avoir abandonné mon rêve de devenir footballeur relève d’un échec. On me dira que je n’ai pas été assez courageux, je n’étais pas assez déterminé et que je ne croyais pas assez en moi. Les évangélistes du « lifestyle » me diraient que j’ai laissé la société me donner un rôle conventionnel. Ce qui est évidemment faux.

La vérité c’est que je pensais que je voulais quelque chose. Mais je ne l’ai pas fait. Fin !

Nos rêves ne viendront pas résoudre nos problèmes actuels

L’individualité et l’originalité nous ont été tellement commercialisées ces dernières années. On nous dit que pour être « notre propre homme » on doit forcément acheter le dernier téléphone en vogue, le nouveau sac Gucci, la dernière paire Louis Vuitton. Incroyable. Même dans les relations c’est devenu pareil. Être seul ce n’est pas être heureux. Il faut se mettre en couple pour vivre sa plus best life. Tout ça pour nous dire qu’il faut réaliser ses rêves pour être enfin heureux.  Que ce soit être la plus sapée à une soirée, avoir une nouvelle carrière, avoir un date, il faut le faire. Sinon c’est un échec.

Je lisais dernièrement des articles liés à la sexualité des femmes à cause de ce film sur Netflix qui créé tant de polémique sur la toile : 365 DNI. J’ ai voulu en apprendre un peu plus sur les désirs féminins. Je suis alors tombé sur un article où il est énoncé que certains thérapeutes américains auraient reçu des femmes qui rêveraient d’être violées. Oui vous avez bien lu !

Evidemment il fallait que je sache pourquoi. Parmi les raisons données, j’ai relevé un point essentiel. Pour elles c’était un signe de renoncement de soi, de ne pas justifier leur désir.  Les chercheurs affirment que 30% de femmes ont ce fantasme. La prévalence de ce fantasme agressif n’est pas le viol en soi même mais plutôt le désir de ressentir une perte de contrôle. Je me suis alors demandé si elles le feraient si l’occasion leur était présentée réellement. Il ne faut pas confondre rêve et réalité. Je ne pense pas qu’elles le feraient. S’il y a un rêve qu’on ne doit pas poursuivre, c’est le fantasme du viol. Perdre le contrôle est en réalité très dangereux. Malgré l’excitation, on peut se blesser ou même se faire tuer. Il est seulement possible de perdre le contrôle et de rester en sécurité dans les limites de son esprit. Ce qu’on doit savoir c’est que nos rêves ne viendront pas résoudre l’ensemble de nos problèmes actuels. Ils se pourraient même qu’ils créent d’autres variantes des mêmes problèmes que l’on essaie de dribbler actuellement. Le film biographique de Ray Charles que je vous recommande en est un exemple. Après avoir atteint son objectif qui était de devenir le meilleur pianiste, Ray avait une vie un peu misérable. La réalité n’avait pas été à la hauteur de ses rêves. Il avait la fortune et la renommée mais des vices s’étaient installés : femmes, alcool, cocaïne… Il avait atteint ce qu’il voulait mais cet excès le détruisait.

Comment savoir ce qui mérite d’être poursuivi ?

Pour ma part je crois qu’il faut juste savoir ce qui nous motive réellement. Dans son livre, Trouver Son Pourquoi, Simon Sinek affirme que nous sommes tous motivés par une raison d’être ou une croyance profonde qui est à la source de nos passions et de nos inspirations. C’est ce qui permet de nous épanouir. Tout ce qu’on fait tourne souvent autour de ce que nous aimons. J’écris pour faire part de mes réflexions. Cela veut dire que je dois forcément lire, regarder des choses qui me poussent à cogiter. Je peux prendre des journées à réfléchir sur comment écrire un texte en suivant chaque étape en vérifiant si je coordonne bien les mots. Ce que je ne faisais pas quand je pensais que le football était fait pour moi.

Je ne vous dis pas non plus d’abandonner vos rêves. Restons juste prudents. On a été tellement bombardé de messages nous disant qu’il faut qu’on soit spécial d’une manière ou d’une autre. Mais il faut savoir qu’il existe certaines personnes qui se trouvent être les plus héroïques du monde mais travaillent silencieusement à travers la monotonie et l’ennui. Ils vivent des vies de simple satisfaction et de succès anonymes. Il n’y a rien de mal à ça.

Pour revenir à l’histoire de mon ami, je lui ai conseillé de ne pas se mettre en couple. Les relations à longue distance nous permettent juste d’idéaliser les autres. On est aveuglé par leur engouement et la façon dont ils créent un terrible sans précédent pour la relation… Je conçois parfaitement qu’il n’a jamais rencontré une fille pareille et qu’il ne veut pas être rongé plus tard par des hypothèses sur la possible relation qu’ils auraient pu avoir. Je ne sais pas ce que j’aurai fait à sa place.  Ce que je me dis juste c’est que la fille qu’il a rencontrée et qui correspond à ses critères n’est que le produit de ses désirs, ses fantasmes. Ce n’est pas la réalité. Ce qui est réel c’est toutes ces filles qu’il ignore dans l’attente d’une idylle qui pourrait ne jamais être comme il s’y attend.

4 réponses

  1. Je me suis bien retrouvée dans tes écrits. On désire juste le résultat de certaines choses mais faire les actions nécessaires pour y arriver par contre on n’y prend pas garde. C’est vraiment difficile de se remettre en question et de se demander si la chose qui nous fait tant miroiter est un réel désir ou c’est juste quelque de  » je le veux parce que c’est ce qui passe actuellement » ou  » je le veux parce que cela me rendra cool ».
    Parfois on se perd dans ce déferlement de messages pompeux. Il faudrait pouvoir se canaliser et comprendre ce qui represente l’essence de notre vie.

  2. Par rapport à la distance, je ne partage pas forcément ton avis parce que j’ai une longue expérience sur ce terrain et je pense qu’il y a toujours moyen de découvrir l’autre grâce à une communication soutenue et franche.
    Mais derrière je suis bien d’accord sur le fait que tous les rêves ne sont pas réalisables.

  3. Tu as raison en disant qu’on idéalise l’autre à distance mais parfois, en réalité, il y a juste quelques nuances. La fille peut être la même aussi bien à distance qu’en vrai.

    1. Je suis d’accord avec toi. Il y a exactement le fait que la fille soit bien la même mais ce ne sont que des suppositions. Mon ami ne peut vérifier qu’une fois sur place ou quand ils se retrouveront. Ce que je lui souhaite vivement.

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